24 octobre 2007

La lingerie : nouvel acteur de la distribution. Quels changements pour nous?

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Voilà, c'est chose faite, les grandes marques de lingerie se lancent dans la distribution... en propre! En tête de file, Chantelle. Associant lingerie et produits de soins, la marque se veut globale et offre à la femme un univers complet de services dédiés à l’embellissement. Comme si nous n’étions pas déjà superbes !

Cette première boutique a ouvert le 28 septembre dernier à Boulogne-Billancourt, dans le centre commercial du Passage de l'Hôtel de Ville, à la place d'une boutique Orcanta. En d’autres termes, la nouvelle boutique Chantelle ressemble « presque » à un institut de beauté où l’on peut, en plus d’essayer les produits de soin, s’offrir une superbe parure culotte/string/boxer/tanga et tralala/soutien-gorge… A quand l’épilation et le nettoyage de peau dans un superbe ensemble en fine dentelle de Calais?

Bon, il est vrai que la marque cherche avant tout à séduire les femme de 35-55 ans avides d’expertises et de conseils pointus et il faut bien admettre que l’équation lingerie+soins ne semble pas une mauvaise idée, bien au contraire !

Alors, et pour nous, pauvres jeunes femmes fragiles et apparemment en demande d’embellissement, qu’est-ce que cela change ? Rien ! Pour la simple et bonne raison que nous n’aimons pas acheter nos sous-vêtements. Mais si, c’est vrai… Est-ce vraiment plaisant d’essayer des sous-vêtements que d’autres avant nous ont essayé ? Ce n’est tout de même pas comme les vêtements… Bon, d’accord, vous n’essayez pas la culotte/string/boxer/tanga et tralala à même la peau (n'est-ce pas?) mais tout de même… Et puis le soutien-gorge, combien d’entre vous l’essaie sur leur propre soutien-gorge ? Combien d’entre vous n’ont jamais essayé un soutien gorge en ayant enlevé le leur ? Allez, ne me racontez pas d’histoire… Enfin bref, soins ou pas, boutique en propre ou pas, je n’irai pas plus m’acheter des sous-vêtements dans ces boutiques que dans des multimarques-sans-soin.

Je sais, certaines, la plupart peut-être bien, vont penser que je ne suis pas une fille normale si je n’aime pas m’acheter des sous-vêtements. Détrompez-vous, j’ai eu une période où j’ADORAIS ça ! Mais ça m’est passé. Aujourd’hui je préfère claquer mon fric dans les fringues et les chaussures plutôt que dans des petits bouts de tissu que personne ne voit, à part bien entendu l’élu de mon cœur, mais qui, finalement, n’en n’a que faire, étant donné que sa première préoccupation est de les enlever dès qu’il les voit…  

Alors, croyez-moi, mesdames, ces nouvelles boutiques de lingerie fonctionneront, certes, mais pas grâce à moi !

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